Posture ridicule : Édouard Geffray refuse la clim dans son bureau « par solidarité » avec les écoles, le degré zéro de l’efficacité politique

Édouard Geffray refuse la climatisation dans son bureau par solidarité avec les écoles. Image modifiée par IA

Crédit photo : Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale. Source : Ministère de l'Éducation nationale, Licence Ouverte 2.0, via Wikimedia Commons. Image modifiée par IA.

La politique française vient d’atteindre le degré zéro de l’efficacité, et c’est le ministre de l’Éducation nationale lui-même qui nous le prouve. Dans une séquence surréaliste relayée par BFMTV, Édouard Geffray refuse la climatisation dans son bureau et préfère travailler par 38°C, par simple « solidarité » avec les écoles de France qui étouffent. Une posture de communication misérabiliste qui frôle le ridicule et montre à quel point nos dirigeants préfèrent le buzz à l’action.

La phrase a fait le tour des réseaux en quelques heures. Interrogé sur les conditions de travail en pleine canicule, le ministre lâche, presque fièrement :

« Je resterai avec mes 38 °C quotidien dans mon bureau. »

Le ministre affirme ne pas vouloir installer de climatisation ni de ventilateur pour travailler, par « solidarité » avec les écoles françaises. Au lieu de régler le problème, il choisit de le subir devant les caméras. Une séance de sauna volontaire qui ne fera baisser la température d’aucune salle de classe.

Geffray refuse la climatisation : ce n’est pas ce qu’on attend d’un ministre

Monsieur le ministre, les Français ne vous demandent pas de faire du misérabilisme ni de vous infliger un calvaire thermique pour apaiser votre conscience. Ce que l’on attend de la deuxième puissance économique européenne, c’est que ses ministres travaillent dans les meilleures conditions possibles pour prendre des décisions lucides et rationnelles.

Un ministre de l’Éducation nationale doit avoir les idées au frais pour gérer un budget colossal et piloter l’avenir de nos enfants. Pas chercher à plaindre les enseignants en suant à grosses gouttes sur ses dossiers. Le symbole est non seulement inutile, il est contre-productif. Un responsable performant règle les problèmes, il ne les met pas en scène.

Mettez la climatisation et travaillez vraiment

Cette fausse compassion est une insulte à l’intelligence des parents d’élèves et des professeurs. Le fait de souffrir bénévolement dans un bureau doré du ministère va-t-il faire baisser d’un seul degré la température dans une salle de classe à Marseille, Lille ou Lyon ? Absolument pas.

Au lieu de bloquer sur une communication victimaire et stérile, la solution est simple : installer cette climatisation, rester performant, et lancer d’urgence un grand plan national de rénovation thermique pour nos infrastructures scolaires. Les solutions existent. Il s’agit juste d’avoir la volonté politique de les mettre en œuvre. Le débat est d’ailleurs lancé à l’Assemblée, où une proposition de loi vise à rendre la climatisation obligatoire dans les écoles, les EHPAD et les hôpitaux. Pendant que certains proposent d’agir, le ministre, lui, transpire pour la photo.

La politique du symbole plutôt que la politique du résultat

Ce refus du confort élémentaire au nom d’un dogme ou d’une prétendue égalité par le bas montre l’incapacité du gouvernement à régler le problème de fond. Nos écoles sont de véritables passoires thermiques, invivables en été et glaciales en hiver. Ce ne sont pas des sacrifices théâtraux devant les caméras de télévision qui changeront le quotidien des élèves, mais une gestion pragmatique, efficace et orientée vers le résultat.

Le contexte rend la séquence d’autant plus indécente. Selon les chiffres du ministère lui-même, 1 352 écoles et collèges ont fermé en début de semaine, et plus de 4 000 établissements ont dû aménager leurs horaires. Les épreuves du brevet sont maintenues avec des pauses supplémentaires, et plus de 5 200 candidats au grand oral du bac ont été reconvoqués le matin. Face à cette réalité brutale, la réponse du ministre est de garder ses 38°C. Voilà tout le niveau de l’ambition.

Une idéologie du renoncement qui ne s’arrête pas aux écoles

Le plus inquiétant, c’est que ce renoncement n’est pas un cas isolé. Cette logique du sacrifice imposé aux Français se retrouve partout, jusque dans nos hôpitaux. Le futur CHU de Nantes, un chantier à plus d’un milliard d’euros, est ainsi conçu sans climatisation dans les chambres des malades, au nom du même dogme bioclimatique. Pour comprendre l’ampleur de cette dérive idéologique, lisez notre enquête sur le scandale du CHU de Nantes sans climatisation.

À chaque fois, la même mécanique : on demande aux citoyens et aux plus fragiles de souffrir pour cocher une case écologique ou pour offrir une belle image de vertu. Geffray dans son bureau à 38°C, c’est exactement ça. Une politique qui préfère la posture à la performance, le martyr au bâtisseur.

Les Français veulent des dirigeants qui construisent, qui rénovent et qui protègent. Pas des ministres qui transpirent devant les journalistes en espérant qu’on les trouve courageux. Le courage politique, ce n’est pas de subir un problème. C’est de le résoudre.

Sources : Orange Actualités et Le JDD.

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