Elsa Marcel traite Charles Consigny de « racaille » sur BFMTV, Sonia Mabrouk réplique

Elsa Marcel face à Charles Consigny, le clash du 20 octobre 2026 sur BFMTV

Mardi 20 octobre 2026, sur BFMTV, Elsa Marcel a traité Charles Consigny de « racaille » en direct. Le chroniqueur venait de parler des pilleurs qui entrent dans les immeubles. L’avocate d’extrême gauche lui a retourné le mot, et Sonia Mabrouk a glissé sa propre réplique quelques secondes plus tard.

L’extrait dure 48 secondes. Il dit pourtant tout ce qui se joue sur les plateaux depuis la journée du 17 octobre : d’un côté, ceux qui veulent qu’on nomme les pilleurs ; de l’autre, ceux qui retournent l’accusation contre ceux qui les dénoncent.

Ce que Charles Consigny venait de dire

La séquence se passe à la fin de l’édition spéciale d’Alain Marschall, dans la rubrique « Signé Consigny ». À l’écran, une question : « Faut-il faire une pause dans les manifestations ? ». Paris (75) entame alors sa deuxième nuit de couvre-feu partiel.

Charles Consigny, avocat et chroniqueur, plaide pour la fermeté. Selon le compte rendu de TV Mag, il défend l’interdiction des manifestations « jusqu’à nouvel ordre », avec couvre-feu, état d’urgence et, si besoin, l’armée.

Puis il décrit ce que redoutent les habitants : « si on commence à avoir des hordes de racailles qui rentrent dans les immeubles ». Le mot désigne des pilleurs, ceux qui entrent dans les immeubles pour se servir.

« C’est vous la racaille » : la réplique d’Elsa Marcel

L’avocate ne laisse pas passer. « Mais c’est vous la racaille », lance-t-elle au chroniqueur. Puis, toujours selon TV Mag : « C’est vous qui agitez les gens toute la journée. » Sur la vidéo, on l’entend aussi lui demander d’arrêter de parler comme ça « de la jeunesse ».

Le retournement est complet. Celui qui parle des pilleurs devient la « racaille ». Lui parlait des pilleurs qui entrent dans les immeubles ; elle lui répond en parlant « de la jeunesse ». Et le chroniqueur qui réclame l’ordre se retrouve accusé d’agiter les foules.

Son parti assume cette ligne. Révolution permanente présente ce passage comme une défense de « la révolte » face à la « propagande sur la casse ». Pour l’extrême gauche qu’elle représente, le problème n’est pas le magasin pillé, c’est celui qui en parle.

Elsa Marcel sur le plateau de BFMTV, le 20 octobre 2026
Elsa Marcel sur BFMTV, le 20 octobre 2026 (image de la vidéo publiée sur X).

Sonia Mabrouk s’invite dans l’échange

Alain Marschall passe ensuite l’antenne à Sonia Mabrouk, qui arrive pour son émission « 100% Mabrouk ». Le présentateur lui lance : « C’est une racaille qui est à côté de vous, Sonia ? »

La journaliste répond du tac au tac : « Je ne crois pas, sinon nous sommes deux sur le plateau. » Puis elle ajoute : « J’en vois une, beaucoup plus que moi. » Elle ne nomme personne. Selon TV Mag, la remarque vise implicitement Elsa Marcel.

Sonia Mabrouk a rejoint BFMTV cette année, après son départ de CNews et d’Europe 1. Elle y présente « 100% Mabrouk » du dimanche au jeudi, juste après la rubrique de Charles Consigny.

Qui est Elsa Marcel ?

Avocate, elle est l’une des porte-parole de Révolution permanente, un parti classé à l’extrême gauche. Depuis mars 2026, elle siège au conseil municipal de Saint-Denis (93), où sa liste a obtenu 7,12 % des voix et 2 sièges. Pour la présidentielle de 2027, son parti présente Anasse Kazib.

Ce n’est pas son premier accrochage sur la chaîne. Le 9 octobre déjà, face au député européen RN Matthieu Valet, elle avait lancé : « Vous allez vous taire ». Lors de cet échange, la philosophe Bérénice Levet avait quitté le plateau.

Depuis le début du mois, elle revient régulièrement sur les plateaux de la chaîne pour défendre le mouvement, et son parti relaie ses passages.

Un plateau sous couvre-feu

L’échange a lieu 3 jours après la journée du 17 octobre. Né sur les réseaux sociaux et relayé par les syndicats lycéens, l’appel à manifester contre la vie chère a réuni 800 000 personnes selon les organisateurs, 550 000 selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. La journée s’est achevée par des pillages et par l’incendie de la mairie de Limoges (87).

Le 17 octobre au soir, une femme suppliait des pilleurs d’arrêter, devant un commerce qu’ils étaient en train de vider.

Depuis le lundi 19 octobre, la préfecture de police impose un couvre-feu de 23h à 6h place de la République et dans le secteur des Halles. Le mardi 20, il est reconduit, et les rassemblements sont interdits dès 20h dans 13 secteurs de la capitale.

La racaille, c’est qui ?

3 jours après les pillages, une élue de la République explique en direct que la racaille, c’est le chroniqueur qui parle des pilleurs. Les rayons vidés et la mairie incendiée de Limoges passent au second plan.

Elsa Marcel a le droit de défendre le mouvement. Mais traiter de racaille celui qui nomme les pilleurs, c’est inverser les rôles. Les commerçants qui ont vu leur magasin vidé, eux, savent très bien qui ils ont vu entrer.

Et vous, qui est la vraie racaille dans cette histoire ? Dites-le-nous en commentaire.

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