Isabelle Saporta mise à pied par LCI : la sanction tombe le mardi 20 octobre 2026, au lendemain d’un échange tendu en direct avec la députée Renaissance Prisca Thévenot. L’éditorialiste lui avait lancé que la Macronie avait mis le pays « à genoux » depuis 10 ans. La direction lui a demandé des excuses. Elle a refusé.
📺🇫🇷 ALERTE INFO – La journaliste Isabelle Saporta a été SUSPENDUE 1 semaine d’antenne sur LCI après son échange avec la députée Renaissance Prisca Thévenot. Elle accusait la Macronie d’avoir mis le pays « à genoux » depuis 10 ans. (Le Parisien) pic.twitter.com/p38ZHQu0QQ
— AlertesInfos (@AlertesInfos) 20 octobre 2026
La scène se passe le lundi 19 octobre 2026, dans « Brunet sans filtre », sur LCI. Deux jours plus tôt, le samedi 17 octobre, la France a vécu une journée de pillages et de violences en marge des manifestations. Ce jour-là, 2 397 personnes ont été interpellées dans le pays. Sur le plateau, on débat de la réponse à apporter.
Face à l’éditorialiste, Prisca Thévenot. Elle est députée Renaissance de la 8e circonscription des Hauts-de-Seine (92) depuis juillet 2024. Avant cela, de janvier à juillet 2024, elle était ministre déléguée et porte-parole du gouvernement.
« Ça fait 10 ans que vous êtes au pouvoir »
La députée défend la ligne du gouvernement. Isabelle Saporta l’interrompt, comme le rapporte Ozap, qui a relevé l’échange : « Pardonnez-moi madame Thévenot, je vous écoute et j’ai du mal à garder mon sang-froid. » Puis elle insiste : « Ça fait 10 ans que vous êtes au pouvoir, 10 ans. »
« Vous faites partie de la même vague saumâtre dans laquelle nous sommes et qui a mis le pays depuis 10 ans à genoux. »
Elle ne s’arrête pas là : « Je ne comprends même pas qu’on continue à donner la parole à la Macronie. » Elle reproche aussi à la députée de ressortir la loi sur les mineurs. Selon elle, le ministre de l’Intérieur a lui-même parlé d’une majorité de majeurs parmi les casseurs.
La riposte de Prisca Thévenot
La députée ne se laisse pas faire. « Vous êtes éditorialiste et vous êtes payée pour être là », lui répond-elle. Elle l’invite à s’engager et à venir défendre le budget à l’Assemblée nationale, plutôt que de commenter depuis un fauteuil. Elle l’accuse enfin d’essayer « de faire une capsule et du buzz ».
Puis elle détaille ses 3 propositions pour éviter une nouvelle nuit de violences. D’abord plus de moyens pour les forces de l’ordre, avec le rappel des agents en congé. Ensuite des militaires pour protéger les bâtiments publics et privés. Enfin des sanctions appliquées tout de suite.
Isabelle Saporta lui répond que ces propositions ne l’intéressent pas. L’animateur reprend la main, et l’échange s’arrête là. C’est le lendemain que tout bascule.
Isabelle Saporta mise à pied : ce que la direction lui reproche
Mardi 20 octobre au matin, Thierry Thuillier, directeur général adjoint de l’information du groupe TF1, annonce la sanction lors d’une réunion des équipes de TF1 et de LCI, selon le site CGTV, qui a révélé l’information. La direction avait demandé à l’éditorialiste de présenter des excuses à Prisca Thévenot, d’abord en coulisses, puis à l’antenne, selon Le Parisien. Elle a refusé.
Isabelle Saporta est donc écartée de l’antenne de LCI jusqu’à la fin de la semaine. Elle n’est pas licenciée : elle garde sa chronique quotidienne dans « Bonjour ! », la matinale de TF1, où elle est arrivée après avoir quitté RTL. LCI n’a publié aucun communiqué.
Le même matin, le groupe écarte aussi Bruno Pomart, ancien instructeur du Raid, des plateaux de LCI « jusqu’à nouvel ordre », pour des propos tenus le 17 octobre.
Deux poids, deux mesures
Ce n’est pas le ton qui a été sanctionné, c’est le refus de s’excuser. Mais s’excuser de quoi ? D’avoir rappelé à une élue du camp présidentiel que son camp gouverne depuis 10 ans ? Emmanuel Macron est à l’Élysée depuis 2017.
Le bilan du 17 octobre, lui, est connu. 2 397 personnes interpellées en une journée. Et 1 500 commerçants touchés directement par les casses et les pillages, selon la Fédération du commerce et de la distribution. Pour revoir ce samedi-là, regardez la vidéo des pillages du 17 octobre.
En face, la députée a pu lancer en direct à une journaliste qu’elle était « payée pour être là ». Personne ne lui a demandé d’excuses.
Avec Isabelle Saporta mise à pied, le message passe à tous les éditorialistes du groupe : sur un plateau, on peut débattre de tout, sauf du bilan de ceux qui gouvernent. Isabelle Saporta est mise à pied pour une phrase ; la Macronie, elle, n’a eu aucun compte à rendre sur ses 10 ans.





